France Dimanche : « Paul-Loup Sulitzer : Ma petite-fille m’appelle Paul Renard »

24 11 2011

Il a perdu 18 kg et vient de sortir un nouveau livre. Rencontre avec un battant qui trouve son énergie dans sa famille. Dans un hôtel où il a ses habitudes, le célèbre romancier et homme d’affaires nous accueille avec un large sourire, malgré un bras droit en écharpe.

France Dimanche :

Paul-Loup Sulitzer chez sa Olivia avec sa petite-fille Ana Teresa. Paris, septembre 2011. Photos : Gérard Schachmes

France Dimanche (F.D.) : Comment allez-vous ?

Paul-Loup Sulitzer (P.-L.S.) : J’ai fait une mauvaise chute dans la rue ! Mais à part ça, je suis en pleine forme ! Je suis retourné trois mois chez mon amie et ma muse, Monique Picard, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Et j’ai passé un mois en Chine pour terminer l’écriture de mon dernier roman « L’empire du Nénuphar » (Editions du Rocher). À part ça, en six mois, grâce à un régime équilibré à base de poissons et de fruits, j’ai encore perdu 18 kg.

F.D. : Parlez-nous de la famille de votre fille, si discrète.

P.-L.S. : Ma fille aînée, Olivia a 36 ans, elle est issue de mon mariage avec ma deuxième femme Magali Colcanap. Elle s’occupe de relations publiques, et organise de grandes soirées événementielles. Elle est mariée depuis huit ans avec un galeriste, Pedro Serna, et ils ont eu une fille, Ana-Teresa qui a 6 ans. Les photos que vous regardez ont été prises lors de ma dernière visite chez eux, dans le 6e arrondissement de Paris. Je déjeune souvent avec Olivia, et j’aime me promener avec ma petite-fille, aller au cinéma, au musée et au parc de Disneyland. Elle m’appelle « Paul Renard ».

Paul-Loup-Sulitzer-2 dans Presse & MediasF.D. : Combien d’enfants avez-vous ?

P.-L.S. : Quatre. Après Olivia, j’ai eu James-Robert, 14 ans, et Jacques-Edouard 13 ans, qui sont les deux fils que j’ai eu avec Delphine Jacobson, la petite-fille de Bernard Madoff, et dont le divorce n’est toujours pas terminé. Je ne peux les voir qu’une fois par an. Ils vivent à Montréal et me manquent terriblement. Ensuite, j’ai reconnu Joy, la fille d’Alexandra Diandia, qui réside à Paris également. Mes enfants n’ont pas de prix, et l’amour non plus.

F.D. : Quelles sont les valeurs que vous souhaitez transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

P.-L.S. : La valeur suprême, c’est d’avoir des sentiments, des enfants, une famille. Celles que j’admire chez mes parents et mon oncle Paul qui est mort à Auschwitz, les armes à la main. Jules, mon père ne baissait jamais les bras, je tiens de lui, c’était un grand bonhomme, un père exemplaire et très dur. Il a dirigé un empire. Cécilia, ma mère, était une très jolie femme. Elle aussi, était une battante, et l’a montré pendant la guerre. Mes parents ont été de grands résistants, ils n’ont jamais porté la croix des juifs. Heureusement, l’Histoire est faite de gens courageux… Ce que j’aimerais communiquer aux miens, c’est la volonté. Ne jamais laisser le désespoir ou les gens malfaisants, qui sont nombreux, prendre le dessus. Et enfin, rester toujours combatif et créatif ! La fortune est dans les idées, la détermination des hommes.

F.D. : Êtes-vous toujours un cœur à prendre ?

P.-L.S. : Je travaille beaucoup, même si je reste un célibataire convoité. J’ai commencé un nouveau roman. Je suis en pleines négociations, pour l’adaptation au cinéma de mon roman « Le roi vert », vendu à 10 millions d’exemplaires dans le monde.

 

Interview : Anita Buttez
Photo : Gérard Schachmes


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