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L’économiste, Paul-Loup Sulitzer dans un journal marocain !

24012012

 Un article ancien, mais toujours intéressant.


 

Les confidences du roi du thriller financierEntretien avec Paul Loup Sulitzer 

L’inventeur du western financier, le Français Paul Loup Sulitzer, était en villégiature à Marrakech. Du grand palace où il résidait aux petites échoppes de la médina, le romancier a bénéficié de tous les égards. A son grand plaisir. Sulitzer qui a géré sa carrière comme une entreprise, puisqu’il est aussi homme d’affaires, a en effet vécu une véritable «descente aux enfers» il y a quelques années. Il raconte, dans cet entretien, les humiliations qu’il a subies de la justice française et de son ex-femme. Aujourd’hui, il revient au thriller financier en lançant la suite du premier roman qu’il l’a fait connaître, Money. Il a aussi en projet l’écriture de ses mémoires.

- L’Economiste: Certains de vos livres s’inspirent de votre vie personnelle. Quel est celui qui se rapproche le plus de vous?

- Paul Loup Sulitzer: Mes romans sont toujours inspirés de faits réels. Le premier roman que j’ai écrit il y a 30 ans, Money, est en quelque sorte mon frère jumeau. J’ai mis dedans tous les épisodes de ma vie y compris des lignes de mode que j’ai lancées, les gadgets, mes projets immobiliers en Floride… Money 2 est un livre né pendant et après la crise financière mondiale, et raconte les dérives du capitalisme financier tel qu’il est aujourd’hui. Je parle là d’une dérive virtuelle comme on l’a vu en Amérique du Nord, avec la crise des subprimes.

- Pourquoi avoir choisi de faire évoluer votre personnage vedette dans «Money 2» ?

- J’ai un attachement à Franz Cimballi, l’héros de Money. Je l’ai fait revenir dans Money 2 qui est, comme le dit si bien mon éditeur, un roman à 100% bio. Dans ce livre, je reviens aux richesses du Pacifique, de la Nouvelle-Zélande où l’on constate l’évolution de produits naturels qui deviennent une base financière incontournable. Car l’écologie n’existera vraiment que quand elle s’adaptera au monde économique et vice versa.

- Vous avez créé un genre littéraire à part entière, le western financier. D’autres romanciers vous ont-ils suivi dans ce genre?

- Ils essayent. Je suis le premier francophone à avoir lancé le «western financier» dans le monde. Il est vrai qu’on voit aux USA des littéraires ayant écrit sur des sujets financiers. Je préfère, quant à moi, regarder dans les cuisines intérieures pour construire la trame de mes romans. Le livre «Le Roi Vert», qui a été un succès mondial, raconte non seulement l’histoire de l’homme le plus riche du monde, mais comment et pourquoi il l’est devenu. C’est cela d’ailleurs qui différencie les genres littéraires.

-Vous êtes un homme d’affaires avant d’être romancier. Avez-vous géré votre carrière littéraire de la même manière que vos affaires?

- Oui. Quand mes œuvres ont atteint une renommée mondiale, j’ai géré mon métier comme j’aurai géré une entreprise évidemment. Je me demande pourquoi un romancier ou un artiste devrait être forcément pauvre et idiot. On a toujours une image du type dans une chambre d’ivrogne, un crève-la-faim, pour qui le succès ne vient qu’après sa mort. Moi, j’ai essayé de faire le contraire. Avoir le bénéfice de mon œuvre en étant vivant et j’y suis partiellement arrivé. Seulement une dizaine d’écrivains dans le monde se sont enrichis de leurs œuvres.

- Avec 42 romans, traduits dans 45 langues, quel est le pays où vous avez plus de lecteurs?

- C’est très difficile à dire. Certains livres sont mieux vendus aux USA qu’en Europe. Je suis un écrivain populaire , très loin du sens péjoratif. Etant Français, c’est en France que j’ai commencé. Mes lecteurs sont aussi au Maghreb, en Afrique, en Chine et au Japon où j’ai un grand public.

- Les milieux littéraires et critiques, non plus, n’ont jamais été tendres avec vous?

- Vous savez, le monde ne s’arrête pas au niveau de la presse parisienne. Mon public dépasse les 60 millions de lecteurs dans le monde. Il n’y pas beaucoup d’écrivains aussi bien lus. Si j’étais aussi mauvais que cela, je n’aurais pas été très populaire.

- Vous êtes aussi consultant financier, pensez-vous que la crise financière est derrière nous?

- Ce n’est pas aussi simple que cela. D’abord la crise financière n’est pas terminée. Et mettre des milliards pour sauver les banques ne veut pas dire que l’on en est sorti. Et puis, dans toute crise, il y a des gens intelligents qui tirent leurs épingles du jeu. Les pauvres d’hier deviennent riches le lendemain. Regardons l’exemple de l’Inde, du Pakistan et la Chine. Le Pacifique, qui est une région riche en ressources naturelles colossales, promet également. La roulette tourne et à mes yeux, l’Afrique, l’Amérique du Sud, l’Inde, le Pakistan et la Chine sont des pays qui s’envoleront et deviendront, économiquement parlant, des pays riches. L’Europe souffrira encore pendant un certain nombre d’années avant de s’en sortir.

- Avez-vous eu à conseiller des placements au Maroc?

- Oui et à plusieurs reprises. Je trouve que le Maroc est un pays de créateurs. Créateurs dans l’artisanat et l’entreprise. L’impact de la crise a eu certes une conséquence sur l’immobilier, notamment dans une ville comme Marrakech. Moi je suis optimiste pour le Maroc parce qu’il a un art de vivre à considérer, un respect pour ses traditions doublé d’un savoir-faire incontournable. L’industrie et les richesses naturelles contribueront à un développement constant. Il n’y a qu’à voir le grand nombre d’entrepreneurs que ce pays attire.

-Que regrettez-vous dans votre vie?

- Mon mariage avec l’Américaine Delphine Jacobson avec qui j’ai eu deux enfants. Durant notre procès de divorce, je me suis aperçu que tout ce qui l’intéressait, c’était l’argent et non pas les enfants.

- Enfin, quels sont vos prochains projets?

- Plusieurs livres sont en préparation. Je compte aussi publier mes mémoires. Cela demande beaucoup plus de temps. En cours aussi, un autre roman qui raconte l’histoire de femmes qui se sont installées à 50 ans dans le Pacifique. C’est une saga de femmes à l’instar de «Hannah».

 


 

Traversée du désert

 

«Les pauvres ont des problèmes d’argent, les riches ont des problèmes de fortune». Cette citation de Paul Loup Sulitzer est désormais célèbre. En effet, 2000 et 2009, l’écrivain français connaît un véritable revers de fortune. «C’est même la descente aux enfers. J’ai quand même eu la chance d’avoir vécu pendant 40 ans en étant multimilliardaire et j’ai eu à réaliser tous mes fantasmes, voiture, bateau, maisons … Ce n’est pas mal de connaître des hauts et des bas», dit-il, sereinement.
Pour lui, aujourd’hui, le plus important est de vivre sans regarder en arrière mais sans oublier de régler ses comptes. Sulitzer a, en effet, décidé de porter son affaire devant la Cour européenne de justice. Il veut être lavé définitivement des accusations portées contre lui et aussi pour donner une leçon à la France, pays des droits de l’homme. «J’ai subi en France le même régime que les dissidents soviétiques à l’ère d’Andropov. Ce procès m’a pris dix ans de ma vie, coûté des millions d’euros et m’a fait perdre mon divorce», affirme le roi du thriller financier. Rappelons que ce dernier avait été mis en examen pour «recel d’abus de biens sociaux, recel d’abus de confiance et trafic d’influence» dans plusieurs affaires. Suite à quoi, il s’était retrouvé ruiné et décrédibilisé.

Propos recueillis par Badra BERRISSOULE et Hafsa BENMCHICH

 




France Dimanche : « Paul-Loup Sulitzer : Ma petite-fille m’appelle Paul Renard »

24112011

Il a perdu 18 kg et vient de sortir un nouveau livre. Rencontre avec un battant qui trouve son énergie dans sa famille. Dans un hôtel où il a ses habitudes, le célèbre romancier et homme d’affaires nous accueille avec un large sourire, malgré un bras droit en écharpe.

France Dimanche :

Paul-Loup Sulitzer chez sa Olivia avec sa petite-fille Ana Teresa. Paris, septembre 2011. Photos : Gérard Schachmes

France Dimanche (F.D.) : Comment allez-vous ?

Paul-Loup Sulitzer (P.-L.S.) : J’ai fait une mauvaise chute dans la rue ! Mais à part ça, je suis en pleine forme ! Je suis retourné trois mois chez mon amie et ma muse, Monique Picard, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Et j’ai passé un mois en Chine pour terminer l’écriture de mon dernier roman « L’empire du Nénuphar » (Editions du Rocher). À part ça, en six mois, grâce à un régime équilibré à base de poissons et de fruits, j’ai encore perdu 18 kg.

F.D. : Parlez-nous de la famille de votre fille, si discrète.

P.-L.S. : Ma fille aînée, Olivia a 36 ans, elle est issue de mon mariage avec ma deuxième femme Magali Colcanap. Elle s’occupe de relations publiques, et organise de grandes soirées événementielles. Elle est mariée depuis huit ans avec un galeriste, Pedro Serna, et ils ont eu une fille, Ana-Teresa qui a 6 ans. Les photos que vous regardez ont été prises lors de ma dernière visite chez eux, dans le 6e arrondissement de Paris. Je déjeune souvent avec Olivia, et j’aime me promener avec ma petite-fille, aller au cinéma, au musée et au parc de Disneyland. Elle m’appelle « Paul Renard ».

Paul-Loup-Sulitzer-2 dans Presse & MediasF.D. : Combien d’enfants avez-vous ?

P.-L.S. : Quatre. Après Olivia, j’ai eu James-Robert, 14 ans, et Jacques-Edouard 13 ans, qui sont les deux fils que j’ai eu avec Delphine Jacobson, la petite-fille de Bernard Madoff, et dont le divorce n’est toujours pas terminé. Je ne peux les voir qu’une fois par an. Ils vivent à Montréal et me manquent terriblement. Ensuite, j’ai reconnu Joy, la fille d’Alexandra Diandia, qui réside à Paris également. Mes enfants n’ont pas de prix, et l’amour non plus.

F.D. : Quelles sont les valeurs que vous souhaitez transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

P.-L.S. : La valeur suprême, c’est d’avoir des sentiments, des enfants, une famille. Celles que j’admire chez mes parents et mon oncle Paul qui est mort à Auschwitz, les armes à la main. Jules, mon père ne baissait jamais les bras, je tiens de lui, c’était un grand bonhomme, un père exemplaire et très dur. Il a dirigé un empire. Cécilia, ma mère, était une très jolie femme. Elle aussi, était une battante, et l’a montré pendant la guerre. Mes parents ont été de grands résistants, ils n’ont jamais porté la croix des juifs. Heureusement, l’Histoire est faite de gens courageux… Ce que j’aimerais communiquer aux miens, c’est la volonté. Ne jamais laisser le désespoir ou les gens malfaisants, qui sont nombreux, prendre le dessus. Et enfin, rester toujours combatif et créatif ! La fortune est dans les idées, la détermination des hommes.

F.D. : Êtes-vous toujours un cœur à prendre ?

P.-L.S. : Je travaille beaucoup, même si je reste un célibataire convoité. J’ai commencé un nouveau roman. Je suis en pleines négociations, pour l’adaptation au cinéma de mon roman « Le roi vert », vendu à 10 millions d’exemplaires dans le monde.

 

Interview : Anita Buttez
Photo : Gérard Schachmes




Interview d’Olivia Serna Sulitzer

15102008

Olivia Serna Sulitzer, jeune maman comblée, est la fille aînée de Paul-Loup Sulitzer. Rarement interrogée car fort discrète, celle-ci a accepté de se confier en exclusivité à 100% Sulitzer. Elle revient avec nous sur son enfance dans l’ombre d’un père à la carrière couronnée de succès mais enchaînant de longues journées de travail loin de sa famille.

C’est en toute simplicité et avec beaucoup de gentillesse, deux traits de caractère qu’elle partage avec son père, qu’Olivia Serna Sulitzer a accepté de me répondre.

 

Sulitzer : l’auteur

 

 

Yannick Boutot : Merci Olivia d’avoir accepté de répondre à ces quelques questions. Pouvez-vous vous présenter brièvement aux lecteurs de votre père et aux visiteurs de 100% Sulitzer ?

Olivia Serna Sulitzer : Merci à vous ! je suis une maman et épouse de 33ans, tout simplement !

Y.B. : Vous semblez être quelqu’un de réservé et sous son apparence mondaine, votre père cache également une grande sensibilité et semble vouloir préserver sa vie privée. Comment avez-vous vécu ce décalage entre l’image publique du romancier et la figure paternelle ?

O. S. : Je n’ai pas vraiment vécu de phénomène de «décalage», l’image publique de mon père fait partie intégrante de son être ; comme pour toute personne, il y a le job et puis l’intimité.

Y.B. : Malgré son succès colossal auprès du public, votre père a été l’objet de certaines critiques. Avez-vous mal vécu cela ou étiez-vous encore trop jeune pour y attacher de l’importance ?

O.S. : Lorsque le monde entier s’approprie votre vie de famille, c’est extrêmement déstabilisant mais il faut avoir la décence de regarder autour de soi pour comprendre que la souffrance, c’est autre chose !

Y.B. : De nombreux romans de votre père vous sont dédiés, tout comme aux autres femmes de sa vie. Etes-vous une lectrice de votre père et si oui, quels sont vos romans préférés ?

O.S. : Money, Le Roi Vert et Hannah.

Y.B. : Vous avez travaillé dans le domaine de l’Art qui est une de vos passions. Avez-vous conseillé votre père quant à sa carrière littéraire ou concernant certaines couvertures ? Je pense également à La vengeance d’Esther qui se déroule plus ou moins dans le milieu de l’Art.

O.S. : Je n’aurais pas la prétention de dire que j’ai pu influencer ses choix ! Il m’a toujours demandé mon avis une fois que tout était bouclé, sachant évidemment déjà qu’il n’y avait rien à ajouter.

Cela s’appelle être un pro !

 

 

Sulitzer : le père

 

 

 

Y.B. : Dans un livre d’entretiens publié en 2006, Sulitzer par Paul-Loup, votre père a dit à propos de vous et de Joy, votre demi-sœur :  » Lorsqu’elles étaient petites, je travaillais énormément et ne les voyais pas beaucoup (…) je m’en excuse aujourd’hui auprès d’elles, j’ai été injuste et je le regrette ». Il ajoute plus loin que « mêmes si mes filles ne m’en parlent pas, je pense qu’elles ont souffert de mon absence ». Avez-vous réellement souffert des absences de votre père ?

O.S. : Comme je vous l’ai dit précédemment, je pense sincèrement que je n’ai pas le droit de me plaindre ! Les enfants ne  voient jamais assez leurs parents qui ne peuvent pas être partout ! Il faudrait avoir deux vies, une pour travailler et l’autre pour en profiter ! Mon père a toujours été présent pour moi, à sa manière et j’aime à penser qu’il a fait de son mieux.

Y.B. : A quel degré la réussite sociale et professionnelle de votre père vous importait-elle lorsque vous étiez enfant ?

O.S. : Il y avait avant tout un sentiment d’extrême fierté !

Y.B. : Votre père a connu une vie sentimentale agitée mais vous semblez néanmoins très proche de lui. Ce lien s’est-il tissé ou retissé avec le temps ou a t’il toujours été là ?

O.S. : Vous savez, il n’y a aucun amalgame possible entre le lien parent-enfant et la vie sentimentale d’un homme.

Y.B. : Votre père a connu un mariage malheureux avec Delphine Jacobson, avez-vous vu venir les choses ?

O.S. : No comment.

Y.B. : Beaucoup de choses et de ragots ont été écrits suite aux ennuis de santé que votre père a connu. Avez-vous envie de revenir sur certaines choses ? Pensez-vous que, malgré leur gravité, ces déboires ont aidé votre père à évoluer et qu’il est aujourd’hui un homme neuf portant un regard différent sur le monde et sur la vie ?

O.S. : Je n’étais pas avec lui lorsque c’est arrivé, je me suis retrouvée comme n’importe quelle fille qui retrouve son père aux urgences quelques heures après, dans l’impuissance et le désarroi le plus total. Inévitablement, il y a la vie d’avant et puis celle d’après.

Y.B. : Une petite question concernant le blog et Internet pour finir. Qu’avez-vous pensé de 100% Sulitzer et quel est votre avis sur Internet ?

O.S. : Je trouve votre blog très sympa ! Mon avis sur Internet : un extraordinaire outil de travail à consommer avec modération dans sa vie privée.

Y.B. : Merci à vous Olivia pour avoir accepté de répondre à ces quelques questions.

A bientôt.







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