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Le Soir : Sulitzer, le roi n’est plus vert

24052012

Article original ICI

Sulitzer, le roi n’est plus vert

JEAN-FRANCOIS LAUWENS

L’homme d’affaires déchu s’exprime dans « Les Orages de la vie » sur RTL-TVI. Interviewé à Saint- Tropez, il garde le goût du bling-bling et revient sur ses chagrins.

Sulitzer, le roi n'est plus vert

Stéphane Pauwels et Paul-Loup Sulitzer dans les rues de Saint-Tropez © rtl

L’ombre de lui-même. Diminué et se déplaçant lentement avec une canne, Paul-Loup Sulitzer a reçu Stéphane Pauwels à Saint-Tropez où il grandit avant de connaître une folle carrière. L’homme clopine, au propre et au figuré. Victime d’un AVC, il ne cache pas une élocution un peu pâteuse. Sulitzer a vieilli mais il aime encore se retourner sur son passé en dents de scie. C’est le mérite de ce nouveau numéro des Orages de la vie. Montrer le contraste entre le conquérant d’hier et l’homme en retrait d’aujourd’hui. Pauwels a trimballé Sulitzer dans sa petite Fiat 500 place des Lices, sur la plage de Pampelonne et dans sa propriété plus que coquette. Les souvenirs affleurent : « J’ai toujours vécu ici. J’aime ce coin et je le connais comme ma poche. » Comme d’autres stars à l’époque, quand il hébergeait Johnny notamment, il en fut un des acteurs les plus en vue, du temps des soirées blanches d’Eddie Barclay.

La lumière est belle à Saint-Tropez ; elle se reflète sur les façades mordorées de la Mecque de la jet-set. Sulitzer est chez lui. Il évoque son passé : plus jeune P-DG de France sur les traces de son père, immigré juif roumain, ayant fait fortune en France avec les remorques Titan, auteur de « westerns financiers » donnant le vertige (entre 30 et 50 millions d’exemplaires vendus), inondé de pétrodollars et de leçons sur l’économie et les profits faciles. Sulitzer lance des porte-clés et décroche le pactole. Il signe un coup fumant en rachetant le petit avion de l’Allemand Mathias Rust après son atterrissage sur la place Rouge du temps de l’URSS le 28 mai 1987.

« Ma petite fille m’appelle Paul-Renard »

La grande affaire de Paul-Loup Sulitzer (66 ans le 22 juillet prochain) demeurera toujours les femmes ! Il les évoque dans son tête-à-tête avec Pauwels. « Je les ai toutes aimées mais elles me l’ont fait payer », résume l’ex-séducteur impénitent qui aimait parader au bras des plus belles filles comme il aimait à s’afficher en compagnie des présidents de la République. Dans ce monde-là, un bon carnet d’adresses vaut blanc-seing. Sulitzer s’en est servi, peut-être trop puisque les orages se sont abattus sur sa réussite : accusation d’utiliser des « nègres » pour ses romans (le fameux Loup Durand aurait écrit ses livres), Angolagate sur le trafic d’armes qui aboutit à ce qu’on le prive de son passeport… Il a payé le prix fort. Père de quatre enfants, il est aujourd’hui veillé par sa fille Olivia. « Elle est merveilleuse avec moi. Elle s’occupe de tout. C’est mon rayon de soleil », confiait-il récemment aux journalistes lors de sa venue à Bruxelles pour découvrir ce portrait. Privé de ses deux grands fils partis au Canada avec leur mère et qui ont rompu les ponts, Sulitzer devient soudain touchant. Un père amputé des siens, qui avoue sa tristesse, mais qui, sublime consolation, n’a d’yeux que pour sa petite fille : « Ana Teresa est mon grand cœur. Elle m’appelle Paul-Renard parce qu’elle n’aime pas les loups », fond un papy méconnaissable. Il a fait le tour des fausses amitiés et ne cite que deux personnes qui ne l’ont pas lâché comme une vieille chaussette : Alain Delon et Brigitte Bardot. Observé aussi par Philippe Henry (qui signe les commentaires entre les séquences-confession), Sulitzer s’est ouvert avec sincérité et sans fard. Mais l’ensemble reste en surface à l’image d’un homme qui, toute sa vie, capitalisa sur les apparences, une forme de savoir-faire qu’il maîtrise avec art. C’est tout l’inverse avec le bout de chemin accompli ensuite avec Dani Klein, expliquant lucidement sa dépendance affective mais tout en profondeur cette fois.




Article dans Var Matin

2042012

Voici un article publié le 30 mars dernier par Var Matin ICI

Une émission belge intitulée « Les orages de la vie » sera prochainement diffusée alors qu’un autre reportage est déjà en préparation et que l’auteur travaille toujours sur ses mémoires.

Paul-Loup Sulitzer fait défiler le film de sa vie à Saint-Tropez

par Laurent Amalric

 

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Canne à la main, Paul-Loup Sulitzer progresse sur le port en se remémorant épreuves et moments de bonheur passés sur la Côte d’Azur.Dylan Meiffret

 

 

Une émission belge, Les orages de la vie, fait revivre à l’auteur de Cash ! son parcours accidenté. De son enfance ramatuelloise brisée à ses ennuis de santé, rien ne lui sera épargné

Tenez-vous éloignés !» A son arrivée sur le port de Saint-Tropez, Paul-Loup Sulitzer dégoupille la menace bactériologique. L’auteur de Money traîne une mauvaise bronchite et ne voudrait pas contaminer l’équipe de RTL-TVI Belgique qui va le suivre deux journées, caméra au poing. Mieux vaut ménager ses forces car le jeune animateur, qui d’ordinaire sévit dans le football, compte aller droit au but. « Je pose les questions qui dérangent. Le pognon, l’Angolagate, les femmes, les nègres, la maladie, etc. Paul-Loup est prévenu», souligne Stéphane Pauwels.

Avec sa fille Olivia

On lui soufflerait bien que toutes ces questions ont déjà largement été abordées dans nos colonnes, mais chut ! Ne troublons pas le postulat de l’émission Les orages de la vie qui est de dresser, en 26 minutes, le portrait d’un destin célèbre parti en vrille. Smaïn, Frédéric François ou dernièrement Florence Arthaud, sont déjà passés à la moulinette belge. Paul-Loup voit rouge dès le premier plan. Normal, il se tourne sur la terrasse écarlate de Sénéquier.

« Faire rêver le Belge »

Au final, l’ambiance est bon enfant. Les amis tropéziens viennent le saluer. Même sa fille aînée, Olivia, est sur le plateau. « Ana Teresa, ma fille de six ans, l’appelle Paul-Renard. Elle sera sur un petit film en forme de surprise qui sera montré dans l’émission», confie celle qui est née de son union avec sa seconde femme Magali Colcanap.

Les plans se succèdent place des Lices, sur les traces de son enfance à la Capilla, entre autres. «C’est cliché de dire ça mais Saint-Tropez fait rêver le Belge. L’émission devrait cartonner», s’emballe le virevoltant Stéphane Pauwels.

Tenue bleue, débardeur jacquard, lunettes fumées Chrome Hearts« les plus chères du monde », précise Paul-Loup – le créateur du « western financier » progresse, lui, sans se hâter canne à la main avec l’industriel belge Roger Lecomte, un proche qui l’héberge.

Dans quelques mois, retour à Saint-Tropez. Cette fois pour un documentaire de Michel Royer qui décrocha, avec Karl Zéro, un César pour Dans la Peau de Jacques Chirac. Comme quoi, ils sont encore nombreux à vouloir vendre la peau du Paul-Loup après l’avoir filmé.




France Dimanche : « Paul-Loup Sulitzer : Ma petite-fille m’appelle Paul Renard »

24112011

Il a perdu 18 kg et vient de sortir un nouveau livre. Rencontre avec un battant qui trouve son énergie dans sa famille. Dans un hôtel où il a ses habitudes, le célèbre romancier et homme d’affaires nous accueille avec un large sourire, malgré un bras droit en écharpe.

France Dimanche :

Paul-Loup Sulitzer chez sa Olivia avec sa petite-fille Ana Teresa. Paris, septembre 2011. Photos : Gérard Schachmes

France Dimanche (F.D.) : Comment allez-vous ?

Paul-Loup Sulitzer (P.-L.S.) : J’ai fait une mauvaise chute dans la rue ! Mais à part ça, je suis en pleine forme ! Je suis retourné trois mois chez mon amie et ma muse, Monique Picard, à Nouméa, en Nouvelle-Calédonie. Et j’ai passé un mois en Chine pour terminer l’écriture de mon dernier roman « L’empire du Nénuphar » (Editions du Rocher). À part ça, en six mois, grâce à un régime équilibré à base de poissons et de fruits, j’ai encore perdu 18 kg.

F.D. : Parlez-nous de la famille de votre fille, si discrète.

P.-L.S. : Ma fille aînée, Olivia a 36 ans, elle est issue de mon mariage avec ma deuxième femme Magali Colcanap. Elle s’occupe de relations publiques, et organise de grandes soirées événementielles. Elle est mariée depuis huit ans avec un galeriste, Pedro Serna, et ils ont eu une fille, Ana-Teresa qui a 6 ans. Les photos que vous regardez ont été prises lors de ma dernière visite chez eux, dans le 6e arrondissement de Paris. Je déjeune souvent avec Olivia, et j’aime me promener avec ma petite-fille, aller au cinéma, au musée et au parc de Disneyland. Elle m’appelle « Paul Renard ».

Paul-Loup-Sulitzer-2 dans Presse & MediasF.D. : Combien d’enfants avez-vous ?

P.-L.S. : Quatre. Après Olivia, j’ai eu James-Robert, 14 ans, et Jacques-Edouard 13 ans, qui sont les deux fils que j’ai eu avec Delphine Jacobson, la petite-fille de Bernard Madoff, et dont le divorce n’est toujours pas terminé. Je ne peux les voir qu’une fois par an. Ils vivent à Montréal et me manquent terriblement. Ensuite, j’ai reconnu Joy, la fille d’Alexandra Diandia, qui réside à Paris également. Mes enfants n’ont pas de prix, et l’amour non plus.

F.D. : Quelles sont les valeurs que vous souhaitez transmettre à vos enfants et petits-enfants ?

P.-L.S. : La valeur suprême, c’est d’avoir des sentiments, des enfants, une famille. Celles que j’admire chez mes parents et mon oncle Paul qui est mort à Auschwitz, les armes à la main. Jules, mon père ne baissait jamais les bras, je tiens de lui, c’était un grand bonhomme, un père exemplaire et très dur. Il a dirigé un empire. Cécilia, ma mère, était une très jolie femme. Elle aussi, était une battante, et l’a montré pendant la guerre. Mes parents ont été de grands résistants, ils n’ont jamais porté la croix des juifs. Heureusement, l’Histoire est faite de gens courageux… Ce que j’aimerais communiquer aux miens, c’est la volonté. Ne jamais laisser le désespoir ou les gens malfaisants, qui sont nombreux, prendre le dessus. Et enfin, rester toujours combatif et créatif ! La fortune est dans les idées, la détermination des hommes.

F.D. : Êtes-vous toujours un cœur à prendre ?

P.-L.S. : Je travaille beaucoup, même si je reste un célibataire convoité. J’ai commencé un nouveau roman. Je suis en pleines négociations, pour l’adaptation au cinéma de mon roman « Le roi vert », vendu à 10 millions d’exemplaires dans le monde.

 

Interview : Anita Buttez
Photo : Gérard Schachmes







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